mardi 18 août 2015

Un polar russe sous haute tension

Prix Nouveau Genre à l'Etrange Festival 2013 et présenté à la Semaine de la Critique en 2013, le film The Major sort en DVD aujourd'hui.


Le film
Un jour d'hiver, Sergueï Sobolev, capitaine de la police locale est en route vers l'hôpital où sa femme s'apprête à accoucher. Surexcité, il renverse un enfant qui meurt à la suite de l'accident.
Le capitaine a deux options : aller en prison ou cacher le crime. Il décide alors d'appeler un collègue pour l'aider...

Le film par son réalisateur
Inspiré d'un fait divers survenu en 2010 où un capitaine de la milice a tué par balles neuf personnes dans un supermarché, le réalisateur Youri Bykov, lors de l'écriture du scénario, avait pour objectif de dénoncer les abus de pouvoir de la police. "Pour la plupart d'entre nous, la priorité n'est pas la vérité et la justice mais sa famille, ses amis, ses parents. Lorsque le népotisme est érigé en système social, seule la loi du clan domine et aucune institution, y compris la police, ne peut fonctionner de manière civilisée."
Très influencé par le cinéma américain des années 70, les films de Sidney Lumet ou encore Macadam Cowboy, Marathon Man, Conversation Secrète, Youri Bykov a aussi été très touché par certaines oeuvres des cinéastes russes Gleb Panfilov ou Roman Palayan.
En terme de style, il évoque aussi le film de Jacques Audiard, Un Prophète, auquel il a emprunté en partie le rythme et la montée en tension.
Fort de toutes ces références, si The Major s'apparente la plupart du temps à un thriller, on retrouve dans ses personnages des figures emblématiques de l'univers du western. "Dans un western, les enjeux sont clairs et très spécifiques. Le héros doit prendre des décisions vitales et est souvent confronté à des choix cornéliens. Sur le plan stylistique, The Major se rapproche plus du thriller, avec des plages sombres et ambiguës, ainsi que des conflits qui cristallisent les failles des personnages."
Auteur et réalisateur du film,  Youri Byklov a assuré également le montage, en a composé la musique et y interprète l'un des personnages principaux. "Cela m'a permis de diminuer les coûts et la durée du tournage mais également d'avoir une meilleure visibilité sur toutes les étapes de production et de transcrire au mieux mes idées à l'écran".

Suppléments
Livret incluant une interview du réalisateur - Bande-annonce

The Major, un film écrit et réalisé par Youri Bykov
Russie - 2013 - 99 min.
Avec Denis Shvedov, Irina Nizina, Youri Bykov, Dmitry Kulichkov...
Version originale russe sous-titrée français - Version française - Sous-titres : sourds et malentendants
Image : 16/9 comp. 4/3 - Son : Solby SR 5.1

Edité par Luminor Films

dimanche 3 mai 2015

Philippe Duquesne "Clovis m'a fait un joli cadeau"


A l'occasion de la sortie au cinéma du premier film réalisé par Clovis Cornillac, Un peu Beaucoup Aveuglément : rencontre avec Philippe Duquesne qui y interprète Artus, le meilleur ami de Machin, prêt à lui dire ses quatre vérités...  

Vous connaissez Clovis depuis longtemps. Lorsqu’il vous a proposé le rôle d’Artus, aviez-vous une appréhension quant à sa capacité de réaliser ?

Pas du tout. Je le connais justement suffisamment bien pour savoir qu’il est très volontaire, qu’il ne fait pas les choses à moitié. Je me suis tout de suite dit que s‘il faisait un film, il le ferait bien et que rien ne serait laissé au hasard. Je n’avais donc aucune crainte de ce côté. Et puis le fait qu’il soit acteur depuis longtemps lui permet de bien savoir s’entourer. Il a tellement préparé le film qu’il n’y avait plus qu’à ! Parfois, une prise suffisait car il avait ce qu’il voulait. Je sais que toute l’équipe a adoré travailler sur ce film et serait prête à repartir avec lui sur n’importe quel projet.

Avez-vous le sentiment qu’il vous a proposé un rôle que vous n’avez jusqu’alors pas eu l’occasion d’incarner ?

J’ai le sentiment en effet qu’Artus est un personnage que je n’ai pas eu l’occasion d’interpréter. Surtout, il était très bien écrit dans le scénario. Il y avait matière à jeu. C’est un très joli rôle. Bien qu’il soit inscrit dans la comédie, il est différent des autres rôles comiques que j’ai pu jouer. Artus est sympathique mais il est plus profond qu’il n’en a l’air. J’aime aussi comment l’amitié masculine est traitée dans le film. Avec Clovis, on est amis dans la vie donc je pense que cela a aidé. Par exemple, il n’y a que des amis qui peuvent se parler comme Machin et Artus. Se dire les choses franchement. C’est très juste.

Pour la scène du dîner, vous deviez donner la réplique à Mélanie Bernier et Lilou Fogli sans les voir, ce qui est le principe même du film. Etait-ce perturbant ?

Non, c’était très amusant à faire et je pense que ça se voit dans le film. C’est une situation incongrue mais forte qui laisse de la place au jeu. C’est intéressant parce qu’effectivement, je pense qu’on s’écoute mieux quand on ne se voit pas. C’est assez drôle car finalement, dans le film, cette situation inhabituelle devient rapidement normale.

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez vu le film ?

Je l’ai vu de la façon la plus neutre possible. En tant que comédien, beaucoup de choses nous échappent : le montage, la musique… Je n’avais rien vu car il n’y a quasiment pas eu de post-synchro et je n’avais pas le droit de regarder le combo pendant le tournage. Ce que je peux dire, c’est que j’ai le sentiment que Clovis a réalisé exactement le film qu’il voulait. Et dans le genre, c’est vraiment réussi. On ne pense pas du tout que c’est un premier long métrage. Il y a beaucoup de maturité. Tout est bien pensé, chiadé et ça fonctionne. Il y a du travail et ça se voit.

Quels sont, à votre avis, les ingrédients d’une bonne comédie romantique ?

Je dirais la légèreté, le rythme et de bons acteurs. Le film est presque un huis clos et on ne s’ennuie pas une seconde. J’étais d’ailleurs surpris que Clovis parte sur une comédie romantique. C’est d’autant plus intéressant car on ne l’attend pas là. Quand j’ai vu le film, je me suis dit qu’il m’avait fait un très joli cadeau.

Un Peu Beaucoup Aveuglément, réalisé par Clovis Cornillac
Avec Clovis Cornillac, Mélanie Bernier, Lilou Fogli, Philippe Duquesne, Grégoire Oestermann, Boris Terral...
Au cinéma le 6 mai

La bande-annonce
 

jeudi 26 mars 2015

Découvrez l'affiche du premier film réalisé par Clovis Cornillac !


Le premier film réalisé par Clovis Cornillac sortira au cinéma le 6 mai prochain.

L'histoire
Lui est inventeur de casse-têtes. Investi corps et âme dans son travail,
il ne peut se concentrer que dans le silence.
Elle est une pianiste accomplie et ne peut vivre sans musique.
Elle doit préparer un concours qui pourrait changer sa vie.
Ils vont devoir cohabiter sans se voir...

avec
Clovis Cornillac, Mélanie Bernier, Lilou Fogli, Philippe Duquesne
 
Retrouvez toutes les informations sur le film :
Distribution
Paramount Pictures France / Orange Studio


vendredi 20 mars 2015

Aïssa Maïga : "Je suis une amoureuse viscérale de Paris qui est une ville merveilleusement bariolée où il y a encore plus d'ethnies qu'à New York."

Aïssa Maïga répond à Paris Capitale (numéro daté Mars 2015)

Photographe : Stéphanie Slama - Stylisme : Gayanée Pierre (www.lechoixdustyle.com)

Coiffure : Hervé Duboc pour MH Coiffure - Maquillage : Jocelyne Lemery pour Couleur Caramel

Aïssa Maïga est actuellement à l'affiche de la pièce Des Gens Bien au Théâtre Hébertot.
Pour réserver : cliquer ici

mardi 17 mars 2015

Clovis Cornillac poursuit sa tournée avec La Contrebasse (Patrick Süskind)

Après le succès de la série Chefs sur France 2 et avant la sortie le 6 mai prochain de son premier film en tant que réalisateur Un Peu, Beaucoup, Aveuglément, Clovis Cornillac poursuit sa tournée théâtrale avec LA CONTREBASSE.

Seul sur scène, il reprend le rôle déjà interprété par Jacques Villeret.

La pièce
L'instrument le plus grand, le plus gros, le plus grave de tout l'orchestre est aussi le plus puissant, le plus beau, le plus indispensable, dit d'abord le contrebassiste. Mais bientôt l'éloge pompeux de cette encombrante compagne qui occupe toute sa vie laisse transparaître les frustrations et les rancœurs du musicien et de l'homme. Peu à peu, il la dénigre, il l'insulte, il la maudit, il se révolte, il devient fou… Le personnage qui monologue incarne une solitude extrême, exemplaire, métaphysique. C’est une véritable introspection que l’histoire de ce musicien solitaire qui parvient à nous faire rire aux larmes.

La tournée
Mercredi 18 mars à 20h30 au Théâtre Municipal de Moulins
Jeudi 19 mars et vendredi 20 mars à 20h30 au Sémaphore Théâtre d'Irigny
Samedi 21 mars à 20h30 au Théâtre d'Annonay
Dimanche 22 mars à 18h à l'Intégral de Belley
Du mercredi 25 mars au vendredi 27 mars à 20h30 au Théâtre le Baladin de Savièse (Suisse)
Samedi 28 mars à 20h à l'Equilibre de Fribourg
Lundi 30 mars à 20h30 au Théâtre de Morteau
Mardi 31 mars à 20h30 au Grand Théâtre d'Oyonnax
Mercredi 1er avril à 21h45 au Théâtre Municipal Armand de Salon de Provence
Jeudi 2 avril à 20h30 au Théâtre Municipal de Tarascon
Vendredi 3 avril à 20h30 au Théâtre Jacques Coeur de Lattes
Jeudi 9 avril à 20h30 au Théâtre de Cahors
Vendredi 10 avril à 20h30 au Théâtre Gabrielle Robinne de Montluçon
Dimanche 12 avril à 17h aux Prairiales d'Epernon
Mardi 14 avril à 20h45 à la salle CAJC Louis Jouvet de Chatou
Vendredi 24 avril à 20h30 au Théâtre iberté à Toulon

LA CONTREBASSE de Patrick Süskind
Mise en scène : Daniel BENOIN
Avec Clovis CORNILLAC
Lumières : Daniel BENOIN
Décors : Jean-Pierre LAPORTE
Costumes : Nathalie BERARD-BENOIN

durée : 1h40 sans entracte
en savoir plus : www.plegros.com
 

mardi 10 mars 2015

Nouvelle montée de Fièvres à Paris !

Le FESPACO (Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou), s'est achevé samedi avec le sacre du film FIÈVRES, réalisé par Hicham Ayouch. Il a reçu l'Etalon d'or de Yennenga qui couronne le meilleur long métrage, des mains du président burkinabé Michel Kafando, sous les applaudissements des quelque 4.000 personnes venues assister à la cérémonie de clôture.

Auréolé de cette prestigieuse récompense, FIÈVRES est de nouveau à l'affiche :

à Paris :
Mercredi 11 mars à 13h au cinéma La Clef
Jeudi 12 mars à 18h et 20h30 au Lucernaire
Vendredi 13 mars à 18h à 20h30 au Lucernaire
Samedi 14 mars à 18h à 20h30 au Lucernaire
Dimanche 15 mars à 13h15 au cinéma La Clef et à 18h à 20h30 au Lucernaire
Lundi 16 mars à 18h à 20h30 au Lucernaire en présence de l'équipe du film

en Corse, en présence du réalisateur Hicham Ayouch :
Dimanche 15 mars à 18h30 au Palais des Congrès d'Ajaccio
Lundi 16 mars à 19h au cinéma du Centre Culturel de Porto-Vecchio
Mardi 17 mars à 20h au cinéma L'excelsior d'Abbazia
Mercredi 18 mars à 19h au cinéma Le Studio à Bastia

Tourné en France, Fièvres raconte l'histoire de Benjamin, 13 ans qui décide d'aller vivre chez son père qu'il ne connaît pas. Benjamin veut grandir. Vite. Karim, lui, habite toujours chez ses parents et se laisse porter par la vie. Il se retrouve démuni face à cet adolescent insolent et impulsif qui va violemment bouleverser leur vie, dans ce quartier aux multiples visages.

Les comédiens Didier Michon et Slimane Dazi avaient déjà été récompensés par le double Prix d'interprétation au festival de Marrakech 2013 des mains de Martin Scorsese, président du jury.
Les autres récompenses :
> Prix d'interprétation pour Didier Michon et Prix du Scénario au festival du Film d'Alexandrie 2014
> Mention spéciale pour Didier Michon au Festival National du Film de Tanger 2014
> Coup de coeur des lycéens au Festival du Film Arabe de Fameck 2014


La Clef - 34 rue Daubenton - 75005 Paris - reservation@cinemalaclef.fr
Le Lucernaire - 53 rue Notre-Dame des Champs - 75006 Paris - 01 45 44 57 34
Palais des Congrès d'Ajaccio - quai l'Herminier - 20179 Ajaccio - 04 95 51 55 44
Centre culturel de Porto Vecchio - rue Fred Scamaroni - 20137 Porto-Vecchio - 04 95 70 99 95
L'Excelsior - Abbazia - 20243 Prunelli-di-Fiumorbo - 04 95 56 26 67
Le Studio - 1 rue de la Miséricorde - 20200 Bastia - 04 95 31 12 94

Toutes les infos sur le film : cliquer ici

jeudi 5 mars 2015

Ca va sucer toute la nuit au Grand Rex !

Nouvelle Nuit du PIFFF : LA NUIT VAMPIRES !




Samedi 21 mars prochain, de 22h jusqu'à l'aube, les assoiffés d'hémoglobine en tous genres pourront se réunir lors la nouvelle Nuit du PIFFF au Grand Rex.

Ils sont dangereux et parfaitement irrésistibles. Resté intact, leur pouvoir de fascination érotique et morbide s'exerce à travers toutes les époques et toutes les cultures. 
Les vampires, ces créatures protéiformes, nocturnes et assoiffées, ces monstres sensuels et meurtriers aujourd'hui multi-revisités, s'invitent, le temps d'une nouvelle Nuit du PIFFF durant laquelle il sera question de fluides, de morsures, d'amour et de mort.
La vie, la vraie, écrite en rouge écarlate et brillante jusqu'à l'aube.


Projetés dans leurs versions uncut et en VOST :

LE CAUCHEMAR DE DRACULA (Dracula) de Terence Fisher (Grande-Bretagne - 1958) avec Christopher Lee dans le rôle titre


AUX FRONTIÈRES DE L'AUBE (Near Dark) de Kathryn Bigelow (Etats-Unis - 1987)


VAMPIRES de John Carpenter (Etats-Unis - 1998)


MORSE de Tomas Alfredson (Suède - 2008)

Nuits du PIFFF
Grand Rex - 1, boulevard Poissonnière - 75002 Paris
Tarif unique : 20 euros - interdit aux moins de 16 ans
pifff.fr - mad-movies.com - legrandrex.com
facebook.com/parisfantastic - facebook.com/MadMovies